Cattle Mutilation est un projet de musique experimentale, noise et abstract industrial créé par Bill Pavlidis ( Athènes / Grèce ) à l’automne 2011.

Après plus de 10 ans d’activité au sein de la mouvance techno-trance,  il s’est orienté vers une voie plus sombre, découvrant la scène noise-industrielle comme une ouverture artistique et l’absence de limites dans le processus créatif qui en était la motivation première. Chaque oeuvre est le résultat d’improvisation et d’expérimentations de différentes techniques de production et de composition, mêlant voix distordues, lignes de basses lourdes et bruitistes, et effets profonds et intenses, créant un son unique et oppressant.

Aujourd’hui, nous vous proposons sa troisième production : The Third :

Ecouter et télécharger Cattle Mutilation – The Third

« Les Bruits de La Manufacture » est une série d’objets virtuels destinés à regrouper, au sein d’un collectif artistique éphémère, des expérimentations sonores et visuelles pour un instant donné. Les œuvres produites sont des alliances de diverses disciplines : ambiances sonores, musiques, photographies, vidéos, textes…

« Un Crime » est le premier objet virtuel édité par la Manufacture de Bruit dans cette nouvelle série, qui propose une exploration textuelle et du monologue musical, un théâtre sonore.

« La Gorzia », quant à lui, est une expérimentation «fields recording», un voyage bouleversant en différents lieux et différentes époques, entre cathédrales souterraines et forêts antiques chargées d’histoire. «La Gorzia» tend à extraire l’essence de ces lieux.

Pour écouter et télécharger :

Les Bruits de la Manufacture #1 – Un Crime

Les Bruits de la Manufacture #2 – La Gorzia

Une nouvelle section a vu le jour au sein de la Manufacture de Bruit : la section « Cinéma ». Cette dernière regroupera nos différents travaux en matière de clips vidéos, expérimentations, court-métrages…

Pour visiter la section « Cinéma »

Sixième album pour Semper Eadem, si l’on comptabilise le split avec Maelifell, « Symphonies irrationnelles » est le deuxième effort solo de David Vallée. A l’image de son ami Stéphane F. qui a longtemps porté à bout de bras le projet Fin de siècle, David explore en solitaire des terres désolées, des landes dépourvues de vie. L’écho lugubre d’un piano accompagne les déclamations d’esprits morts depuis longtemps, mais qui continuent de s’accrocher au monde qui les a enfantés. Leurs plaintes trouvent une incarnation dans les lamentations d’un violon égaré, âme en peine à la recherche d’un chemin de retour. Mais de retour il n’est point question car « Symphonies irrationnelles » n’est pas qu’une errance dans un espace sans repères, mais également un saut dans le temps. C’est une radio que l’on allume, et qui – au lieu de sa station préférée – émet une voix crachotante errant dans les méandres du temps. Avec elle se manifeste le romantisme d’une époque perdue, un dix-neuvième siècle rêvée, vue comme à travers un prisme déformant. Si David Vallée est lorrain, ce n’est sans doute pas un hasard : cette région a connu trois guerres franco-germaniques en 80 ans, est passée de mains en mains au rythme des combats, et porte encore aujourd’hui la marque de la folie humaine à travers un réseau de tranchées et de villages désertés, anéantis. C’est ce paysage qui hante le cerveau de ce musicien et qui lui inspire cette ôde mortuaire, célébrant un siècle de progrès qui s’est achevé sur un bain de sang, pourtant simple prélude aux horreurs industrielles du vingtième siècle.

Après la disparition du label messin La Cadera, qu’il avait fondé et dévoué à la cause de la musique néoclassique, David Vallée continue son chemin en solitaire. Ses expérimentations photographiques, visibles sur Internet, et sa musique, forment un tout à admirer de concert. Porteur d’une mélancolie que rien ne semble devoir apaiser, il se fait le véhicule d’une sensibilité exacerbée, exprimée par petites touches de nostalgie concentrée. Par certains aspects la musique de Semper Eadem peut être qualifiée de minimaliste. Pour autant, elle se suffit à elle même, puisant dans ses inspirations classiques ce qui lui suffit d’expressivité, sans jamais aborder le concept d’orchestration classique dont elle n’aurait que faire. « Symphonies irrationnelles » s’inscrit ainsi dans la continuité de « Divagations esthétiques » publié en 2005, et proclame qu’il faut continuer à compter Semper Eadem parmi les chantres du spleen moderne, malgré sa timidité en matière de communication et sa rareté d’expression discographique. (samedi 22 mai 2010)

Chronique par Ptit Boy

Voir l’article en ligne sur le site The French Touch

Certains projets vivent une vie discrète et ne sortent du silence que rarement ; mais ils marquent leur temps par leur identité, leur force. Semper Eadem est de ceux-là.

Apparu au début des années 90 avec des pièces radiophoniques et des musiques pour court-métrages ou performances artistiques, le projet néoclassique et ambient de David Vallée a gardé cet aspect cinématographique et narratif ; la musique de Semper Eadem, éthérée et changeante, parfois froide, souvent sombre, est un puissant support pour la rêverie, qui fait naturellement naître des images, des impressions, un monde presque palpable.

C’est donc cinq ans après « Divagations esthétiques » que paraît « Symphonies Irrationnelles », album entre ciel et terre, entre éveil et rêve. Hantés par le spectre de l’Orphée de Cocteau, les sept titres de ce nouvel opus naviguent entre onirisme de l’éther, visions incertaines, fantômes et formes diaphanes…

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